"Fatigué, fatigué
Fatigué du mensonge et de la vérité
Que je croyais si belle, que je voulais aimer
Et qui est si cruelle que je m'y suis brûlé
Fatigué, fatigué
Fatigué d'habiter sur la planète Terre
Sur ce brin de poussière, sur ce caillou minable
Sur cette fausse étoile perdue dans l'univers
Berceau de la bêtise et royaume du mal
Où la plus évoluée parmi les créatures
A inventé la haine, le racisme et la guerre
Et le pouvoir maudit qui corrompt les plus purs
Et amène le sage à cracher sur son frère
Fatigué, fatigué
Fatigué de sourire, fatigué de pleurer
Fatigué de chercher quelques traces d'amour
Dans l'océan de boue où sombre la pensée
Fatigué, fatigué"Renaud Par les soirs bleus d'été, j'irai dans les sentiers,
Picoté par les blés, fouler l'herbe menue :
Rêveur, j'en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tête nue.
Je ne parlerai pas, je ne penserai rien,
Mais l'amour infini me montera dans l'âme ;
Et j'irai loin, bien loin, comme un bohémien,
Par la Nature, heureux- comme avec une femme
Arthur RimbaudQuand l'envie dépasse la raison
Que la conscience est envahit par la passion
Quand les corps se remplissent de désir
Qui souhaiteraient se déverser dans un soupir
Alors à ce moment là l'ivresse recherchée
Doit être accomplie dans le plus beau des péchés !
En marchant insouciant sur les pas d'Asmodée...
LE BONHEUR
Un instant de sursis, au milieu de cette vie,
Un opium bienvenu, aux biens faits reconnus.
Un désir éphémère, quitter se monde amer.
Apprécier le délice, de ce simple caprice,
Sourire à ce moment, le délecter pleinement
Savourer la douceur, d'un soupçon de bonheur.
Ne pas le laisser choir, chacun en a l'espoir.
Il use tous les rêves, car dans tous ils s'élèvent.
Il est en équlibre, sur le fil un peu ivre,
Le fil de l'existence, celui qui mène la danse.
Seulement lorsqu'il s'enfuit, il nous laisse le bruit
Celui de la tristesse, qu'il laisse lorsqu'il cesse,
Celui qui avertit, qu'il était dans notre vie.